La
tribune du stade de Romagnat
Puy-de-Dôme
Pour dessiner la
nouvelle tribune du stade de Romagnat, aux portes de Clermont-Ferrand, les architectes,
Michel Sallès et Jacques Castanié, ont suivi les mouvements du terrain. Elle s'appuie
donc sur un talus dont "le profil asymétrique détermine les grandes lignes
directrices". Au sommet, un simple voile en béton armé protège les gradins des
vents dominants et les 450 spectateurs qui empruntent ainsi le même passage qu'autrefois
pour accéder non seulement aux gradins mais encore à la buvette et aux locaux techniques
situés, eux, à l'arrière de la tribune, dans un léger renflement.
Ici, les matériaux parti-cipent largement aux
"as-pects dynamiques et ludi-ques" souhaités par les architectes. Huit
portiques, constitués de rondins de bois en lamellé collé, tournés et traités,
composent
la structure supportant la couverture, une lame plane translucide, en polycarbo-nate
plein, dont la pente est celle du talus. Toutes les pièces métalliques, servant à
l'assemblage, à la protection ou aux structures, sont en acier galvanisé. Certaines sont
même surdimensionnées pour renforcer leur présence et accentuer les volumes.
Reste
le béton moulé pour les gradins, entièrement préfabriqués et posés sur des
crémaillères, et pour le voile dont toutes les faces ont été sablées. Le tout pris
dans des talus reprofilés et réengazonnés. Avec ce ges-te fort et rythmé, les
architectes ont cherché à respecter l'environnement et à préserver "l'îlot de
verdure que représente le stade municipal au cur de la commune".
Architectes : Atelier CASA : Jacques Castanié et Michel
Sallès.
Maître d'ouvrage : Mairie de Romagnat.
BET béton : Michel Vasson.
BET bois : Sylva Conseil.
La reconstruction d'un bâtiment
industriel
Cusset-Allier
Photos : J;-M. Landecy.
A la suite d'un incendie ayant ravagé les an-ciens établissements
G Production, la commune de Cusset a décidé, fin 1997, de reconstruire un bâtiment
industriel, servant d'atelier relais, avec des volumes différents pour changer l'image
des anciens locaux.
Les architectes ont donc "redéfini
graphiquement" le bâtiment en s'appuyant d'abord sur la charpente, plus
élancée et surtout plus haute, pour donner à l'ensemble un principe "unificateur".
Traitée en sapin du Nord, elle "offre, disent-ils, un « remplissage » de
l'espace nettement plus satisfaisant que la simple expression d'une charpente métallique
classique".
L'ambiance est créée tant par la pose d'un feutre tendu
en laine de verre sous la toiture, avec un parement de finition en aluminium donnant
l'impression d'un immense voilage, déroulé négligemment, que par le traitement des
façades de la halle en panneaux de polycarbonate alvéolaire emboîtables. Ce qui permet
à la lumière naturelle de pénétrer plus généreusement les différents espaces.
Dans ce projet, un soin tout particulier a été apporté au choix
des matériaux : des carreaux cassés en opus incertum, formant un bandeau et
recouvrant par ex-tension un portique destiné à la signalétique, un bardage métallique
horizontal avec de fines nervures, des ma-tières plastiques pour des transparences plus
ou moins soutenues, des enduits sim-ples et blancs à l'extérieur.
Architectes : Les Indiens blancs (Philippe Déro).
Maître d'ouvrage : Ville de Cusset.
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