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La
pharmacie de la place Royale, à Clermont
Les formules de composition et de décoration de l’Art nouveau
se prêtent bien à l’aménagement des commerces : les boiseries
épousent des lignes souples tandis que les vitres et les carreaux
de couleur égaient les devantures et les enseignes. Quelques-unes
de ces réalisations subsistent en Auvergne,
par exemple le Café américain à Moulins (n° 23 Cours Anatole France,
1905) ou la Boulangerie moderne à Clermont-Ferrand, au 18 rue
du Port (vers 1914). Réputée de style Art nouveau, la pharmacie
de la Place royale à Clermont, aménagée par l’architecte Louis
Jarrier en 1901, procède plutôt d’une libre interprétation des
styles du XVIIIe siècle. Symétrique et largement vitrée, la devanture
comprend une porte centrale flanquée de part et d’autre d’une
vitrine – l’ensemble étant dominé par un grand tympan vitré à
arc en anse-de-panier –, et deux portes latérales surmontées par
de petits tympans vitrés. A l’extérieur, le décor se compose notamment
des lignes souples des ferronneries agrémentées de masques grotesques
et de feuillages chantournés. A l’intérieur se trouvent des motifs
néo-rocaille en bois sculpté.
L’immeuble
42, rue Baraduc à Châtel-Guyon
Le chambranle
de la porte d’entrée de cet immeuble (vers 1912) se distingue
par ses formes souples. La sortie de cheminée, au-dessus de la
travée gauche de la façade, est inscrite dans une composition
rappelant un gâble en accolade. Les garde-corps en fonte des fenêtres
sont des modèles créés par Hector Guimard. Alors diffusé par catalogue
dans toute la France, ce type de fontes industrielles n’est pas
rare en Auvergne, par exemple à Clermont-Ferrand (n°11, Boulevard
Julien, vers 1912, n°12, rue Raynaud, vers 1919…).
L’immeuble
10, rue de Ceyrat à Clermont-Ferrand
A Clermont-Ferrand, les façades de l’immeuble du n°10 rue
de Ceyrat, construit vers 1905 par l’architecte Louis Dalmas (1867-1933),
sont animées par les souples ressauts des balcons, dont certains
sont dotés de fines colonnes en métal, et par la variété des formes
des ouvertures et des menuiseries… La composition dans laquelle
s’inscrit la porte d’entrée se distingue par son originalité :
les verticales des piédroits se prolongent pour soutenir un balcon
et coupent les lignes circulaires d’un arc de décharge outrepassé.
Enfin, des sculptures représentant des renards sont logées entre
l’arc outrepassé et le balcon. Au cours des années vingt, l’immeuble
a été surélevé d’un niveau (Pincot architecte).
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