La loi de 77 sur l'Architecture vient de subir
quelques modifications cet été.
Il est des
lois comme des petits chiens de compagnie,
il faut de temps en temps leur donner des soins de propreté
et couper les poils qui dépassent. Pour les deux cela se
passe le plus souvent en été.
La modification de la durée des mandats des conseillers de l'Ordre faisait partie de ce toilettage. Nous la réclamions depuis
longtemps car un conseil dont les membres sont élus pour
quatre ans, qui est renouvelable par moitié tous les deux ans,
consacre trop d'énergie à organiser des élections et à "former"
ses nouveaux conseillers..
Désormais les membres du conseil auront un mandat de six
ans non renouvelable et le rythme des élections
sera triennal.
A titre transitoire les conseillers élus en 2002, dont je suis, verront
leur mandat prolongé jusqu'en 2007 et ceux élus en 2004
jusqu'en 2010.
Il m'a donc paru intéressant de profiter de l'opportunité pour
céder mon mandat de président dès le début 2006, ce qui permettra à mon successeur d'assumer un mandat présidentiel de
quatre ans pleins..
Nous abordons actuellement une période mouvementée :
réforme de l'enseignement, réforme du permis de construire, de la loi de 77, qui ne vont pas sans tiraillements avec
notre tutelle ; chaque jour nous sommes confrontés à
l’arrogance de certains maîtres d’ouvrages et aux pressions
croissantes des lobbies qui voudraient nous réduire à un rôle subalterne.
Devant l’ampleur de la tâche, mon remplaçant n’aura pas trop de quatre ans
pour faire sa place au niveau local et tisser des liens avec ses confrères présidents
de région pour travailler solidairement dans l’intérêt de l’Architecture
comme j’ai le sentiment de l’avoir fait (ou d’avoir essayé, soyons modeste
exceptionnellement) depuis bientôt huit ans.
Jean-François Susini, président du Conseil national, à fait le même choix, il
laissera son mandat dès le début décembre à Bernard Figiel ancien Président
de la région Champagne-Ardenne et Vice-président du Conseil national.
Comme lui, je souhaite toutes les réussites à mon successeur, qui seront
aussi celles de la profession et je remercie "tous les conseillers
de l'Ordre qui pendant toutes ces années ont fait preuve d'une
solidarité inégalée."
Ceci est donc mon dernier édito, je laisse “les clefs du camion”
Auvergne Architectures et le privilège de transpirer trois fois par
an sur ce billet.
C’est un bien joli camion et si on veut de moi, je quitterai la
cabine pour me faire une petite place à l’arrière et noircir encore
quelques bouts de papier.
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