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Lactualité s’annonce chargée, après notre
entrevue avec le préfet de la région Auvergne
qui s’est avérée intéressante en termes de perspectives
pour notre profession. Le premier représentant de l’État en Auvergne
souhaite en effet que se mette en place, de façon permanente,
une commission au sein de laquelle les architectes
pourraient tenir un rôle qui leur convient – et qui leur revient.
C’est déjà le cas pour ce qui concerne le suivi du schéma de
cohérence territoriale (SCOT) de l’agglomération clermontoise :
nous tentons de nous y impliquer, car notre profession a évidemment
son mot à dire lorsqu’il s’agit de l’aménagement urbain,
du devenir de la ville et de l’évolution des typologies de
logements qui vont la densifier au fil des prochaines années.
Nous sommes aujourd’hui sollicités sur tous ces points, et il
s’agit pour les architectes de ne pas négliger
cette opportunité d’un rôle d’interlocuteur responsable. Je
pense, quant à moi, qu’une évolution se manifeste aujourd’hui
parmi nos partenaires, notamment les élus, qui prennent
conscience que le temps nécessaire à la conception et à la réflexion est incontournable, et qu’on ne peut faire l’économie
de cette prestation intellectuelle de l’architecte. Encore
faut-il que chaque maître d’ouvrage entende et tire les conséquences de
la nécessité que cette prestation soit rétribuée à sa juste valeur, ce qui suppose
des taux d’honoraires décents.
Au rang des perspectives de cette année, figure aussi le démarrage du projet
d’exposition “Archis d’Auvergne, projets d’ailleurs”, qui devrait voir le jour en
2008 : à n’en pas douter, ce sera encore une belle occasion de mieux faire
connaître la profession, à travers les réalisations de plusieurs dizaines d’architectes
de notre région. Dernier point d’actualité, les nouvelles dispositions
sanctionnant les défauts d’assurance, lesquelles vont prochainement devenir à la fois plus rapides et plus strictes, et cela jusqu’au stade de la sanction la
plus forte : ce domaine n’est certes pas le plus souriant parmi les obligations
ordinales. Mais il ressort, lui aussi, de la protection fondamentale
d’un certain idéal de notre métier, à la mesure de celle de ses
usagers.
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